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	<title>Commentaires sur : La Force de l&#8217;Art 02 au Grand Palais</title>
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	<description>Revue de tendances [urbaines]</description>
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		<title>Par : Nicolas</title>
		<link>http://www.enmodefashion.com/art/la-force-de-lart-02-au-grand-palais#comment-4521</link>
		<dc:creator>Nicolas</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2009 16:19:02 +0000</pubDate>
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		<description>L’art contemporain français est-il  une &quot;cosa mentale&quot; ?

La Force de l’art 02 (L.F.D.A.02) a ouvert ses portes le 24 avril pendant les vacances scolaires de printemps de la zone C (Paris et sa région). Cela est-il un choix stratégique de la part des organisateurs afin d’attirer la future génération d’artistes et de les convaincre de l’intérêt d’une pratique artistique contemporaine ? 
Toujours est-il que cette 2e édition de la Force de l&#039;art est profondément décevante, voire irritante, par la pauvreté et la prétention du propos.
Le premier effet une fois entré sous la verrière du Grand Palais est de découvrir l&#039;espace vide qui entoure la « Géologie blanche », dispositif d&#039;exposition dont on ne sait  par quelle entrée l&#039;aborder. Une armée de médiateurs assistés d&#039;autant de gardes de sécurité habitent comme ils peuvent les centaines de mètres carrés inutilisés. Le café/bar/restaurant expose telle une installation, une quantité impressionnante de tables et de chaises vides (c’était un jeudi après-midi).

Chaussons nos lunettes de soleil et pénétrons donc dans ce labyrinthe aveuglant de lumière afin d&#039;y découvrir les trésors qui s&#039;y cachent. Un simulateur de vol est présenté par Fabien Giraud et Raphaël Siboni. Un Döner kebab géant constitué de photographies empilées les unes sur les autres et invitant les visiteurs à en couper une tranche est l’œuvre de Wang Du. Butz&amp;Fouque nous présentent quant à eux une série de photos de jeunes filles coquines quelque peu déshabillées. Virginie Yassef a reproduit à l’échelle réelle les traces laissées par les griffes d’un dinosaure sur un immense mur de béton peint en vert. Anita Molinero nous propose un bouquet de poubelles rouges déformées par la chaleur (le feu) et pendues au plafond dans un espace impeccablement blanc nous faisant oublier que nous sommes au Grand Palais en recréant  l’espace d’une galerie d’art contemporain. Et finalement, Le Gentil Garçon (oui, c’est son nom d’artiste), nous invite à pénétrer à l’intérieur d’un flocon de neige géant  habité par un bonhomme de neige au nez de carotte…

Heureusement, certaines œuvres moins spectaculaires dans leur mise en scène viennent rassurer le visiteur en quête d’un peu de gravité et de densité ; il remarquera en particulier le travail de Véronique Aubouy autour de &quot;La recherche&quot; de Proust, vidéo de plus de 80 heures nous présentant  une succession de personnes invitées à lire, chacune dans un environnement spécifique, quelques pages de l’œuvre de Proust. 

L’impression générale au sortir de l’espace d’exposition relève d’une profonde frustration de voir ainsi l’art contemporain français associé officiellement à tant de superficialité. Faut-il donc que l’art contemporain se conjugue à divertissement pour pouvoir justifier d’un tel événement et de l’investissement de fonds publics ?  
Même Daniel Buren semble n’avoir été que peu motivé dans son intervention in situ alors qu’Orlan a été claire en choisissant de s’exposer (en cire) au musée Grévin aux côtés de stars françaises telles Johnny et Zidane…</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L’art contemporain français est-il  une &laquo;&nbsp;cosa mentale&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>La Force de l’art 02 (L.F.D.A.02) a ouvert ses portes le 24 avril pendant les vacances scolaires de printemps de la zone C (Paris et sa région). Cela est-il un choix stratégique de la part des organisateurs afin d’attirer la future génération d’artistes et de les convaincre de l’intérêt d’une pratique artistique contemporaine ?<br />
Toujours est-il que cette 2e édition de la Force de l&#8217;art est profondément décevante, voire irritante, par la pauvreté et la prétention du propos.<br />
Le premier effet une fois entré sous la verrière du Grand Palais est de découvrir l&#8217;espace vide qui entoure la « Géologie blanche », dispositif d&#8217;exposition dont on ne sait  par quelle entrée l&#8217;aborder. Une armée de médiateurs assistés d&#8217;autant de gardes de sécurité habitent comme ils peuvent les centaines de mètres carrés inutilisés. Le café/bar/restaurant expose telle une installation, une quantité impressionnante de tables et de chaises vides (c’était un jeudi après-midi).</p>
<p>Chaussons nos lunettes de soleil et pénétrons donc dans ce labyrinthe aveuglant de lumière afin d&#8217;y découvrir les trésors qui s&#8217;y cachent. Un simulateur de vol est présenté par Fabien Giraud et Raphaël Siboni. Un Döner kebab géant constitué de photographies empilées les unes sur les autres et invitant les visiteurs à en couper une tranche est l’œuvre de Wang Du. Butz&amp;Fouque nous présentent quant à eux une série de photos de jeunes filles coquines quelque peu déshabillées. Virginie Yassef a reproduit à l’échelle réelle les traces laissées par les griffes d’un dinosaure sur un immense mur de béton peint en vert. Anita Molinero nous propose un bouquet de poubelles rouges déformées par la chaleur (le feu) et pendues au plafond dans un espace impeccablement blanc nous faisant oublier que nous sommes au Grand Palais en recréant  l’espace d’une galerie d’art contemporain. Et finalement, Le Gentil Garçon (oui, c’est son nom d’artiste), nous invite à pénétrer à l’intérieur d’un flocon de neige géant  habité par un bonhomme de neige au nez de carotte…</p>
<p>Heureusement, certaines œuvres moins spectaculaires dans leur mise en scène viennent rassurer le visiteur en quête d’un peu de gravité et de densité ; il remarquera en particulier le travail de Véronique Aubouy autour de &laquo;&nbsp;La recherche&nbsp;&raquo; de Proust, vidéo de plus de 80 heures nous présentant  une succession de personnes invitées à lire, chacune dans un environnement spécifique, quelques pages de l’œuvre de Proust. </p>
<p>L’impression générale au sortir de l’espace d’exposition relève d’une profonde frustration de voir ainsi l’art contemporain français associé officiellement à tant de superficialité. Faut-il donc que l’art contemporain se conjugue à divertissement pour pouvoir justifier d’un tel événement et de l’investissement de fonds publics ?<br />
Même Daniel Buren semble n’avoir été que peu motivé dans son intervention in situ alors qu’Orlan a été claire en choisissant de s’exposer (en cire) au musée Grévin aux côtés de stars françaises telles Johnny et Zidane…</p>
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