TAG Grand Palais


En marge de l’exposition Andy Warhol, se tient actuellement une rétrospective dédiée au TAG au Grand Palais à Paris. Invités au vernissage de l’exposition, nous avons pu découvrir les œuvres de quelques 150 taggeurs et graffeurs internationaux. Certains noms nous résonnaient d’ailleurs terriblement à l’oreille : de Bando à Jay One, en passant par UNO


Récit d’une époque quelque peu mise de côté mais pas oubliée ! Et oui, le graph’, nos premiers amours de jeunesse…


TAG Grand Palais



A partir du 27 mars et jusqu’au 26 avril 2009, vous pourrez donc découvrir les œuvres de quelques uns des plus grands artistes urbains exposées au Grand Palais.


En commandant des œuvres aux plus grands artistes-graffeurs, Alain-Dominique Gallizia a constitué et continue de réunir le plus important témoignage peint de cet art jusque là éphémère.


© En Mode Fashion - TAG Grand Palais

© En Mode Fashion - TAG Grand Palais

© En Mode Fashion - TAG Grand Palais

© En Mode Fashion - TAG Grand Palais

© En Mode Fashion - TAG Grand Palais

© En Mode Fashion - TAG Grand Palais


Les 300 œuvres réunies pour cette exposition sont le fruit des rencontres entre les plus grands artistes du T.A.G. (Tag And Graff) et Alain-Dominique Gallizia, lancé depuis trois ans dans cette quête permanente du dernier art né au XXème siècle.
Elles révèlent la volonté des artistes, pleinement impliqués dans le projet, de laisser dans l’histoire une trace indélébile de leur talent.


Les toiles ont toutes été réalisées selon un même principe de triple unité : un même format (une double toile horizontale de 60x 180 cm), un même thème (la signature de l’artiste à gauche et un sujet libre sur l’Amour à droite) et, si possible, un même lieu ouvert aux artistes: l’atelier d’Alain-Dominique Gallizia à Boulogne-Billancourt.





Bien que je trouve la démarche intéressante, exposer un art urbain, éphémère, dans un lieu tel que le Grand Palais. Je m’interroge toutefois sur la bonne adéquation avec l’apparition historique du Tag. Auparavant, ceux que l’on appelle artistes aujourd’hui, mais qui étaient considérés par des vandales par le plus grand nombre avaient pour but de faire voyager leur art, leur blaze, leur signe de reconnaissance. On taggait alors les trains, les rames de RER, les camionnettes…


Exposer ces œuvres dans un musée ne revient-il pas justement à contredire ce qui a fait l’essence du TAG ? A la différence des autres arts, l’art urbain ne doit-il justement pas rester dans la rue ?


Autre question que je me posais durant ce vernissage : devant ces toiles, la plupart des invités semblait s’accorder sur le fait que oui, les graffeurs sont des artistes talentueux. Sur une toile, au Grand Palais : oui, sans aucun doute… Mais quand serait-il si cette même fresque venait trouver sa place sur notre immeuble, notre porte de garage…


A défaut d’avoir la réponse, vous pouvez toujours aller jeter un oeil à l’exposition TAG au Grand Palais.

TAG au Grand Palais



Du 27 mars au 26 avril 2009


Agrandir le plan


Plus d’infos :

A propos de l'auteur

30 ans, Eurasien, Paris. Directeur associé de Studio EMF. Ancien diplômé de l'ESC Toulouse. Passionné de mode et de voyages. Amateur de boxe française et d'arts martiaux chinois.

12 Réponse

  1. Citron vert

    Organisation scandaleuse ! Trop de monde, bousculade… Vigiles impolis. Ce n’est pas parceque le TAG devient fashion et s’expose au Grand Palais que l’on doit oublier l’esprit originel qui est avant tout la fraternité.

    Déçue.

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  2. Momo

    J’étais aussi invitée à l’inauguration de l’expo et étais également dans le troupeau qui se pressait pour entrer ! Apparemment, il y avait 5000 invitations émises pour une capacité de seulement 450 personnes.
    J’ai fais la queue dans le froid pendant près d’une heure et je suis partie alors que j’étais à 1,5 mètre de l’entrée. Pendant tout ce temps j’ai réfléchi et plus le temps passait et plus je me disais qu’il était absurde de devoir faire la queue pour voir des tags…
    Oui, vous avez raison, la beauté du tag ne vient-elle pas du fait que l’oeuvre réalisée se confond avec l’environnement urbain : des endroits interdits et insolites.
    Pourquoi donc faire la queue pour voir donc ces mêmes oeuvres que la plupart des gens ignorent voire méprisent quand elles se présentent à eux subitement.
    La seule raison qui m’attirait au départ était ce contraste entre la majestuosité du Grand Palais et l’art de rue. Ca me paraissait original, mais finalement j’ai renoncé, je doute que cela en vaille la peine.
    Je me dis que j’aurais mieux fait d’aller voir l’expo Warhol où il n’y avait personne !

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  3. Sunny Delight

    Comment imaginer le TAG en dehors d’un mur, d’un train ou d’un RER ?!

    Le Grand Palais l’a fait ! Après le TAG vandale, le TAG bobo… Tellement chic sur une toile dans un salon… 🙂

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  4. kaoliang

    @ Tous : Oui, nous recommandons vivement cette expo à la fois pour le contraste entre le Grand Palais et l’art urbain mais également pour avoir l’occasion de contempler autant d’artistes en un même lieu.
    Quant aux réflexions sur la place du TAG dans un tel lieu, chacun se fera sa propre opinion 🙂

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  5. guy.lumiverres

    salut helene,lattente fut 1 plaisir et en discuter apres 1????1 expo qui s’expose….a la critique bien sur mais commet faire le paralléle avec ces fresque sauvages qui nous interpellent aux hasard de nos « vagabondages »…..?????

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