Ces derniers mois, l’adjectif économique est presque toujours associé au mot crise. Pourtant, au delà de l’aspect économique, une période de crise entraîne également des changements sociaux profonds. En termes économiques, on parle, par exemple, de cycle Kondratiev.


Depuis quelques temps, nous voyons justement apparaître ici et là, les signes annonciateurs de ce changement de mentalités. Le slow manifesto en est l’illustration parfaite.




Lorsque Balistick*Art nous a convié à l’inauguration de la Slow Gallery et de la Nissan Cube, ce qui nous a évidemment interpellé, c’est la variété des tendances abordées. En effet, le principal enseignement à en tirer est probablement le fait que cette slow tendance ne touche pas uniquement le milieu de la mode (slow wear ou slow fashion) mais également celui du design (slow design) ou encore de la nourriture (slow food vs fast food).

Signe des temps ou nécessité économique ?




Suddenly from Magnus Engsfors on Vimeo.


Toujours est-il que la communication des marques évolue également.


Lorsque dans les années 80, une voiture était désirable pour sa vitesse :



Dans les années 90, c’était le confort ou la sécurité qui étaient mis en avant :



A la fin des années 2000, c’est bien la slow tendance, le développement durable ou plus simplement la prise de conscience que nos ressources ne sont pas illimitées qui dictent la communication de certains annonceurs :



Nissan Cube

Nissan Cube




En termes de mode, c’est à un certain refus de cette fast fashion auquel on assiste désormais en témoignent les articles de Julie ou Florence.


Le slow wear ou slow fashion est en quelque sorte l’affirmation de ne plus être soumis à cette saisonnalité imposée par les marques. Mais oui, ce n’est pas parce que le jaune est la It-couleur à avoir ce printemps qu’il faut obligatoirement renouveler un tiers de sa garde robe !


Le slow wear c’est également la volonté de ne plus être pris par un imbécile par toutes ces marques soit disant tendance. OK, le 100% cachemire est vraiment une bonne idée pour affronter les rigeurs de l’hiver. Pour autant, apprendre de la part des vendeuses de Zadig & Voltaire que pour garder un cachemire longtemps, il faut éviter de le porter… What the fuck ? Alors, si on a les moyens, on craquera pour un Bompard la valeur sûre ou alors on se jettera sur les créations du Trendy Workshop, les petits jeunes qui montent…


Et vous ? Qu’attendez-vous pour franchir le pas et rejoindre le Slow Manifesto ?


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A propos de l'auteur

30 ans, Eurasien, Paris. Directeur associé de Studio EMF. Ancien diplômé de l'ESC Toulouse. Passionné de mode et de voyages. Amateur de boxe française et d'arts martiaux chinois.

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