C’est émerveillé que l’on découvrait voilà un an et demi, un ovni dans le panorama des bars parisiens : le Rosa Bonheur. Niché en haut du parc des Buttes Chaumont dans un ancien pavillon réaménagé pour l’occasion, le « Rosa » est progressivement devenu THE place to be pour prendre un verre à la fraîche avec une vue sublime sur le parc et le Nord parisien.


Ambiance pique-nique guinguette avec une sélection de tapas excellentes (la tapenade à la figue, le jambon de Serrano et la crème d’artichaut sont à se damner !), grandes tablées, guirlandes et musique éclectique tantôt pointue, tantôt décalée… bref, tout était réuni pour faire de cet endroit un lieu unique. Aujourd’hui malheureusement victime de son succès, le Rosa Bonheur s’apparente davantage à un jeu de patience voire de lutte : commander de quoi boire, manger, trouver une table libre, aller aux toilettes… la spontanéité des débuts n’y est plus tout à fait.




C’est donc avec espoir et curiosité que je me suis alors tournée vers l’autre spot du parc, plus au sud : Le Pavillon Puebla. Ancienne guinguette 1900 ressuscitée par Vincent Cozzoli (ancien propriétaire du fameux restaurant éponyme « Chez Vincent »), Le Pavillon Puebla renoue avec une vraie gastronomie italienne. Au détour d’un sentier arboré et au milieu de nul part, le-dit pavillon s’entraperçoit, puis se révèle comme un établissement au charme désuet d’un autre temps. La décoration est surprenante, aléatoire, on hésite entre un film de Visconti au baroque exubérant et un temple du kitsch douteux, mais dans les deux cas, cela ne manque pas de personnalité ni de relief.


Deux écueils à éviter : prendre une table trop proche du piano à queue (au risque de communiquer en signes pendant tout le repas) et s’affoler à la lecture des noms des menus (« formules A, B, C, D, E, F »). Facile d’être plus créatif, mais ces dénominations basiques laissent finalement la part belle au plus important, ce qu’il y a dans l’assiette. Et il y en a dans l’assiette !


Après des mini pizzas gracieusement offertes pour patienter, les menus individuels ou à partager sont ultra copieux (personnes au régime s’abstenir).
Tout d’abord, une salade tomates-mozzarella délicieusement préparée par Vincent en personne, véritable chef d’orchestre œuvrant derrière son pupitre improbable au milieu de la salle, et participant largement à l’ambiance.
Puis viennent ensuite, au choix, des viandes, carpaccios, fruits de mer ou pâtes parfaitement cuisinés, pour finir sur un tiramisu divin. Certes les prix des menus oscillent entre 35 et 50 euros, mais l’endroit est étonnant, et la cuisine bonne et copieuse.


Le Pavillon Puebla s’impose donc davantage comme une alternative gastronomique qui n’a donc rien à voir avec le Rosa, si ce n’est la situation géographique, mais le parallèle s’arrête là. Rendez-vous dès ce soir pour l’ouverture en avant-première du restaurant du Rosa.


En conclusion mon cœur balance, j’ai deux amours aux Buttes Chaumont, le Rosa Bonheur et Le Pavillon Puebla.


Parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e :

  • Rosa Bonheur

2, allée de la Cascade

  • Le Pavillon Puebla

Avenue Darcel

01 42 02 22 45


Marjorie

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A propos de l'auteur

Diplômée du CELSA, planneur stratégique pendant 6 ans au sein d'une agence de design puis en agence de communication pendant 2 ans. Actuellement à Londres.

2 Responses

  1. nicolas

    j’irai surement pour découvrir le cadre, l’ambiance, ta description ma mise l’eau à la bouche, une fois de plus je suis tes conseils avertis.

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