La réputation de certaines Maisons fait qu’il est parfois difficile d’oser franchir seul le pas d’une boutique. A milles lieues des enseignes de luxe tapageuses dont on nous répète à l’envie une authenticité (parfois) artificielle, la Maison Berluti fait parti de ces clubs fermés dans lesquels on entre, comme on entre en religion.
C’est en très bonne compagnie que nous avons eu le privilège d’être invités il y a quelques jours à découvrir l’esprit de la Maison Berluti au cours d’un dîner dans les salons privés de la boutique historique, rue Marbeuf. Au programme : la découverte des collections de souliers et de maroquinerie, une leçon de cirage par les maîtres bottiers Berluti et la révélation du nouveau site Internet Berluti.com.
Néophytes ou amateurs, nous vous invitons d’ailleurs vivement à visionner la leçon de cirage par Madame Olga Berluti, ce qui devrait modifier, sans aucun doute, la conception que vous aviez jusqu’à alors du cirage de chaussures…
« L’esprit de la Maison est dans le respect de l’artisan et la désobéissance de l’artiste ».
L’Histoire de la Maison Berluti commence en 1895 avec l’arrivée à Paris d’Alessandro Berluti qui déjà réalisera des souliers sur-mesure pour d’illustres clients tels qu’Elizabeth Arden ou Helena Rubinstein. Suivront ensuite 4 générations de Berluti à la tête de la Maison jusqu’à l’avènement d’Olga Berluti, seule femme bottier au monde.
Pour Olga Berluti, le soulier devient alors un véritable « objet d’art vivant » qui révèle avec le temps sa véritable identité, celle de l’homme qui l’habite.
Les quatre générations successives de Berluti vont développer ainsi une véritable expertise dans la maîtrise de la forme, le travail du cuir ainsi qu’une connaissance quasi-médicale du pied.
Au-delà de l’aspect purement esthétique qui a rendu célèbres les souliers Berluti auprès d’un grand nombre de personnes, on a tendance à oublier que le confort du pied est un élément déterminant pour ces objets d’exception.
Pour Olga Berluti, avoir mal aux pieds dans ses souliers est signe de vulgarité… C’est dire !
Polaroïd d'Olga Berluti par Andy Warhol
« Audace créative et respect de la tradition, les souliers d’une vie… »
Contrairement à l’idée que nous nous en faisions, il n’existe pas un style Berluti mais des styles Berluti… A condition (bien sûr) d’en avoir les moyens, il existe un soulier Berluti pour chaque homme, à tout moment de sa vie ; que ce soit pour porter celui-ci avec le plus formel des costumes ou le plus subversif des jeans.
Bien que la renommée de la Maison Berluti s’appuie essentiellement sur son savoir-faire dans la création de souliers sur-mesure, à partir de 1959, Talbinio Berluti (la troisième génération) innove et lance le prêt à chausser de luxe rendant ainsi plus accessibles les souliers Berluti à une clientèle de jeunes artistes, aux moyens plus limités.
Certains modèles de chaussure vont ainsi acquérir une aura particulière pour faire partis des emblématiques de la Maison Berluti.
- L’escarpin à lacets Alessandro :
Imaginé en 1895 par le premier des Berluti, l’escarpin Alessandro est l’un des modèles les plus emblématiques de la Maison. Si chaque génération de Berluti y ont ensuite apposé leur patte créative, l’âme du soulier est bien resté la même qu’à l’origine.
Exécuté dans une seule pièce de cuir sans couture apparente, l’escarpin Alessandro a été adopté par une élite parisienne et internationale jusqu’à en devenir l’un des signes de reconnaissance.
- Le mocassin Andy :
En 1962, alors qu’elle apprenait encore son métier de bottier, la jeune Olga Berluti choisit, contre l’avis de sa famille, de réaliser un soulier sur-mesure pour un client inconnu jusqu’alors mais passé à la postérité depuis : Andy Warhol.
Olga Berluti dessina alors des mocassins d’un modernisme inouï pour l’époque. Réalisés grâce à des peaux de récupération, les premiers mocassins d’Olga Berluti comportaient néanmoins un défaut puisqu’une grosse veine traversait le plateau d’un des deux souliers.
Lorsqu’Andy Warhol revint chercher ses souliers, Olga lui expliqua alors que ses mocassins étaient uniques puisqu’elle avait choisi le cuir d’une vache transgressive qui aimait se frotter aux fils de fer barbelés…
Mocassin Andy
Mocassin à lacets
Empreinte du Loup
Commandes spéciales : les tatouages
Commandes spéciales : les tatouages
Commandes spéciales : les tatouages
Plus d’informations : www.berluti.com






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