Le kid de Minneapolis a détrôné les grands de la funk avec un concert-événement lors du festival Mainsquare. Aller jusqu’à Arras pour voir Prince n’allait pourtant pas de soi, mais toutes les personnes frustrées de n’avoir pu le voir l’an dernier lors de son passage à Paris pour ses deux concerts improvisés au Grand Palais, n’ont pas hésité longtemps !


C’est donc sous un soleil de plomb dans un cadre sublime (la Citadelle, bâtiment chargé d’histoire construit par Vauban) que le spectacle s’est déroulé. Après une première partie assez médiocre donnée par un groupe de Rn’B, ambiance lovers qui déversent une new jack sirupeuse et dégoulinante à souhait, une deuxième partie a laissé place à Larry Graham (chanteur-guitariste du groupe mythique Sly & The Family Stones). Un vrai showman malgré son âge, qui a pris un plaisir manifeste à entrer en communion avec un public à bloc !


C’est ensuite que Prince est entré en scène avec un Let’s go crazy qui a mis tout le monde au diapason et a immédiatement donné le ton : revisiter les bons vieux morceaux old-school qui ont rythmé notre adolescence, de quoi ravir les trentenaires (et quarantenaires) venus en nombre.


Prince au Mainsquare Festival




Vêtu d’une improbable combinaison blanche avec un imprimé à son effigie (repris sur la pochette de son dernier album), Prince surprendra toujours avec ses guitares toutes plus funky-groovy les unes que les autres, des chorégraphies ultra sexy et des projections psychédéliques. Tantôt mutin, tantôt langoureux avec un Controversy qui a fait monter la température en quelques secondes, tantôt émouvant avec un Purple Rain pendant lequel le public s’est retrouvé plongé dans un bain de lumières violettes sublimes, Prince a balayé la palette des émotions pendant près de 2h30.


Il a rendu hommage à son ami Michael avec un Shake Your Body à donner la chair de poule (la vieille rivalité des 80’s entre les deux rois de la pop est définitivement oubliée) et a fait plusieurs reprises Motown. Il a donc évité avec succès l’écueil du tout-électro conceptuel et désincarné qui caractérise certains de ses derniers albums.


Pour son nouvel album, 20Ten, Prince renouvelle le principe de distribution dans des magazines ou des quotidiens. En France, c’est l’hebdomadaire Courrier International qui a été sélectionné. Selon les cas, c’est un magazine spécialisé (Rolling Stone, en Allemagne) ou un quotidien national (le Daily Mirror en Grande Bretagne, Het Nieuwsblad en Belgique) qui assurent la distribution.


Toujours décalé et alternatif… le fait du Prince, peut être ?


Marjorie

A propos de l'auteur

Diplômée du CELSA, planneur stratégique pendant 6 ans au sein d'une agence de design puis en agence de communication pendant 2 ans. Actuellement à Londres.

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